La Quebradora

La première définition du terme Quebradora dans le dictionnaire de la Real Academia de la Lengua Española est que quiebra algo. Cette expression fait référence à une situation économique dans laquelle une entreprise, une organisation ou une personne se trouve et qui, lorsque dû à son incapacité de faire front à ses dettes avec les ressources disponibles, doit cesser ses activités de manière permanente. Le titre du projet fait référence à la situation écologique dans laquelle se trouve le quartier Iztapalapa dont l’incapacité à faire face à sa dette environnementale avec les ressources dont elle dispose, va mener la délégation à des conditions de vie de plus en plus difficiles voire impossibles et ce, sans la contribution de ce parc hydrique.

La traduction du terme quebradora dans la langue française signifie « disjoncteur ». Ce ne sont pas les caractéristiques mécaniques de ce dispositif qui en font un titre judicieux, mais plutôt ses capacités à établir, supporter et interrompre le courant dans des conditions normales. Le terme est encore plus exact lorsque, face à des conditions anormales, son comportement est d’établir, mais également de supporter pendant une durée donnée les courants et de les interrompre si nécessaire. La notion de temporalité est importante dans la seconde partie.

 Situé aux limites des quartiers Xalpa et Citlalli, le projet de La Quebradora vient répondre aux problématiques environnementales et sociales présentes à Iztapalapa par la création d’un parc introduisant des espaces publics verts servant au traitement des eaux. D’une superficie de quatre hectares, le parc prend la place d’un ancien bassin de rétention d’eau délaissé pour cause d’infrastructures désuètes. Laissant l’eau stagnante et étant utilisé comme dépotoir par les citoyens, cette infrastructure abandonnée s’est transformée en une source de contamination, ce qui augmentait les risques d’inondations puisqu’elle n’effectuait plus son rôle d’origine.

Le projet La Quebradora s’attaque donc aux problématiques d’inondations, de traitement des eaux de pluie et d’accès à l’eau potable présentes dans la délégation en modifiant la topographie du site et en construisant de nouvelles infrastructures de traitement des eaux.  Aménagé sous forme de plateforme, le terrain s’adapte à la topographie du lieu ainsi qu’au parcours naturel des eaux de ruissellement de manière à détourner l’eau provenant de la Sierra de Santa Catarina et ainsi prévenir l’inondation des quartiers. Le parc compte deux nouveaux réservoirs d’une superficie totale de 7127 m2 permettant l’emmagasinage de l’eau de ruissellement et sa purification. De plus, une nouvelle station d’épuration est construite pour traiter l’eau usée du quartier et permettre la consommation de cette eau par les résidents environnant et aussi pour alimenter le parc. Ce nouvel ajout permet de traiter 100 litres d’eau par jour, augmentant ainsi l’accessibilité de l’eau dans le quartier.

L’implantation de ce projet vient aussi aider la population d’Iztapalapa d’un côté social. Desservant environ 28 000 habitants, le parc vient plus que doubler l’apport en espace public des habitants de 1.13 m2 à 2.97m2 par habitants. En plus d’ajouter un espace public vert, le parc offre de nouvelles activités sportives et culturelles en créant des terrains de sport, un skate-park, une bibliothèque, un musée et des ateliers. On retrouve aussi plusieurs types d’espaces adaptés aux différents groupes d’âge présents dans l’arrondissement, favorisant ainsi une mixité au sein du parc. Le projet ajoute des locaux commerciaux sur le site, permettant ainsi d’allonger les heures de fréquentations et du fait même de sécuriser la place grâce à une présence plus forte et longue d’utilisateurs sur la place.

Le projet résulte d’une étroite collaboration entre l’entité gouvernementale d’Iztapalapa, l’université nationale autonome de Mexico (UNAM) et les citoyens de quartier. Le processus de participation a été difficile de par la localisation du site qui se trouve entre deux quartiers d’Iztapalapa. Les citoyens avaient donc des attentes et des points de vue diverses rendant les ateliers participatifs difficiles.

Historique

Histoire de Mexico et de sa situation géographique en lien avec la problématique paradoxale et grandissante d’accès à l’eau.

Cadre Théorique

Impacts des centres urbains sur la gestion de l’eau et cadre théorique concernant les techniques de gestion de l’eau et la qualité d’espace publics.

Objectifs et Analyse

Présentation du projet La Quebradora, ses objectifs et une analyse des solutions proposées.

Compte-Rendu

Points forts et points faibles du projet concernant la qualité de l’espace public collectif et la gestion de l’eau.